Les ânes

 

Introduction de l’Âne dans la vie de l’homme

L’Âne commun ou plus communément « Âne » est une espèce de mammifère herbivore et ongulé appartenant à la famille des équidés. Souvent comparé au cheval, l’âne possède pourtant des caractéristiques morphologiques propres qui le différencient clairement de son cousin, ses longues oreilles étant son attribut le plus facilement identifiable. Ces dernières lui offrent une ouïe particulièrement fine, et qui, complétée par un large champ de vision et un odorat fort développé, lui permettent une bonne perception du monde qui l’entoure. Baudet est le nom donné au mâle reproducteur. Les femelles, appelées ânesses, mettent bas après douze mois de gestation un petit nommé ânon. Celui-ci peut se lever et courir peu de temps après sa naissance. L’âne peut également s’hybrider avec d’autres équidés, par exemple avec la jument pour donner naissance à un nouvel animal, le mulet.
L’âne commun est la forme domestique de l’Âne sauvage d’Afrique qui a été domestiqué dans la vallée du Nil vers 5000 et utilisé très tôt dans l’histoire pour le transport des individus et des biens. Des siècles durant, l’âne est un animal de transport et un outil agricole au service des hommes. Il permet l’essor du commence et l’expansion de civilisations sur de grandes étendues, s’exportant du bassin méditerranéen vers l’Europe, puis vers les Amériques. Dans chaque pays, il remplit à moindre coût les mêmes fonctions que le cheval. Les paysans les plus pauvres le préfèrent en effet au cheval car il se contente de peu sur le plan alimentaire, d’où son surnom de « cheval du pauvre ».
L’élevage

Pour pouvoir prélever du lait à une ânesse, il faut qu’elle ait donné naissance à un ânon 2 mois auparavant, le temps pour le petit ânon de prendre un bon démarrage dans la vie en buvant toute la journée le lait de sa mère qui est si riche et si important pour le bon démarrage de sa croissance.
Ensuite, quand le petit a 2 mois passés, il peut commencer à manger de l’herbe, du foin, de l’orge concassée, boire tout seul à l’abreuvoir, il devient un  » Grand ! » et c’est donc le moment où il est prêt physiquement , mais aussi psychologiquement, et c’est très important ! et où on peut le séparer de sa mère dans la journée et le laisser avec d’autres petits dans un champ proche des Mamans.
On va donc pouvoir traire sa mère jusqu’à ce qu’elle décide de le sevrer….cela donne environ 6 à 8 mois de traite.
Pour donner son lait, la mère doit pouvoir sentir et voir son ânon proche d’elle, il doit donc être dans un champ à côté, sans stress pour que l’ânesse soit elle aussi détendue et donne ainsi son lait en confiance.
La traite

C’est donc aux 2 mois de l’ânon que la traite de sa mère peut commencer…c’est un travail très contraignant car, à la différence d’une vache, une ânesse se trait minimum 4 fois par jour toutes les 2 heures !
Pourquoi ? le pis est petit et il contient peu de lait à la fois, il faut donc le vider au bout de 2h environ puisque son petit n’est plus là pour le faire. Un pis trop rempli et non vidé est douloureux pour l’ânesse.
La traite se fait bien sûr manuellement car les mamelles de l’ânesse sont très petites.
Une fois que le lait est récolté, il faut juste le filtrer pour enlever les impuretés ou poussières et le transvaser dans des flacons après avoir calculé la quantité précise.
Avec 4 traites par jour, on peut récolter entre 1l et 1,5 l de lait par jour…c’est peu !
C’est pourquoi le lait d’ânesse est si précieux, d’abord pour ses grandes qualités mais aussi pour la rareté dans la production.
Utilisation alimentaire

Le lait d’ânesse est considéré comme le lait le plus proche de celui de la femme. Il est très nutritif car il contient plus de lactose et moins de matières grasses que le lait de vache.
Il était utilisé jusqu’au début du XX 20ème siècle comme substitut au lait maternel.
Utilisation cosmétique
On raconte que Cléopâtre, reine d’Égypte antique, prenait des bains de lait d’ânesse pour entretenir sa beauté et la jeunesse de sa peau. La légende dit qu’il ne fallait pas moins de 700 ânesses pour lui fournir la quantité de lait nécessaire à ses bains quotidiens.
Le lait d’ânesse, parce que rare et difficile à produire, a été considéré depuis la nuit des temps comme un remède précieux. De là sa réputation actuelle, plus que du faible nombre de publications qui étayent ses effets miraculeux. Psoriasis, eczéma, peau très sèche ou très mature…

Le lait est comparable à une émulsion cosmétique : des acides gras essentiels et des actifs toniques dans une texture aqueuse mais douce et protectrice.
Sa composition biochimique le rend très intéressant d’un point de vue nutritionnel (elle est proche de celle du lait maternel) et dermatologique à la fois. Ce lait rare et précieux est riche en vitamines (A, B1, B2, B6, D, C et E), des alliées précieuses dans la lutte anti-âge. Il contient aussi des minéraux et des oligo-éléments (calcium, magnésium, phosphore, sodium, fer et zinc), ce qui en fait un tonique cutané naturel. On trouve aussi dans le lait d’ânesse des immunoglobulines qui stimulent le métabolisme et le protègent, ainsi que des alkyl-glycérols – ces fameux alcools gras qui boostent l’immunité et les défenses naturelles contre toutes les agressions.

Utilisation médicale
Le lait d’ânesse était autrefois utilisé en médecine, des vertus curatives lui étaient supposées depuis l’antiquité où les médecins le recommandaient pour soigner diverses affections.
Le père de la médecine, Hippocrate (460 – 370 av. J-C), prescrivait le lait d’ânesse pour de nombreux maux, comme les problèmes au foie, œdèmes (hydropisie), saignements de nez (épistaxis), empoisonnements, maladies infectieuses, cicatrisation des plaies et fièvres.